8 mars 2010
Escale II au Paradou
Arts et Lettres dans la Vallée des Baux
Pâques 2010
Après une première édition très réussie à la Toussaint 2009, l’association Cerveaux Sans Frontières et la Mairie du Paradou organisent la seconde exposition du groupe Es’cale Samedi 3, dimanche 4 et lundi 5 avril de 10 à 12h et 14h à 18h. Salle polyvalente du Paradou. L’entrée est libre. Le vernissage aura lieu le vendredi 2 avril à 18h.
Les artistes et créateurs régionaux (une vingtaine avec des styles différents) présenteront leurs œuvres : peintures, collages et sculptures, objets d’art tandis que les auteurs et écrivains locaux dédicaceront leurs ouvrages.
De nombreux prix seront attribués aux artistes et auteurs qui contribueront par la qualité de leurs œuvres à faire du Paradou, petit village attachant et dynamique de la Vallée des Baux et du Parc Régional des Alpilles, un lieu exceptionnel de rencontre avec les Arts et les Lettres.
Le Groupe Es’cale (Espace Socio-culturel Arts et Lettres) a été créé en 2009 par l’association Cerveaux Sans Frontières qui permet à tout public de côtoyer et de pratiquer la créativité.
Cerveaux Sans Frontières et Es’cale portent une attention particulière aux jeunes, aux personnes âgées ou malades ainsi qu’aux handicapés, créateurs ou amateurs des Arts et des Lettres, pour qui la créativité, sous toutes ses formes, est un bienfait de la vie et du mieux-être ainsi qu’à l’Art-thérapie, moyen de développement personnel par l’expression et la création artistique.
Il est important de spécifier que Cerveaux Sans Frontières et Es’cale ne sont ni un collectif d’artistes ou d’écrivains, ni un groupe de galeristes ou de marchands d’art.
Cerveaux Sans Frontières International c/o Guy Lesoeurs, Chemin des deux bessons, 13520 LE PARADOU Te l : 06 50 30 09 80/ 04 90 18 24 43. E.mail cerveauxsfi@wanadoo.fr. blog : www.guylesoeurs.com
Tags: Arts et Lettres, cerveaux sans frontières, es'cale, guy lesoeurs, Le Paradou, Pâques 2010, Vallée des Baux
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26 janvier 2010
ATTENTION :
LIVRE EN SOUSCRIPTION POUR L’INSTANT MAIS PAS ENCORE EN LIBRAIRIE
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouvel ouvrage qui paraîtra en février 2010 aux Editions Glyphe, Paris :
« Châtaigne et Patchouli, gens du Paradou »
Les gens du Paradou vivent dans un petit coin de paradis, dans la Vallée des Baux de Provence.
En début d’ouvrage, je décris l’âme de ce petit village, si attachant que j’habite aujourd’hui. Puis, je consacre le corps de l’ouvrage à deux Paradounais, Don Tadée et son épouse Carina.
Après avoir vécu leur enfance respectivement en Corse et à Paris, ils se rencontrent à Marseille dans les années 50 pour ne plus se quitter. Auparavant, Don Tadée aura fait de la résistance et débarqué en Normandie où il sera blessé. Par la suite, il vivra en personne le naufrage du Champollion à Beyrouth. Carina passera son enfance chez les Soeurs du Sacré-Cœur, puis mariée très jeune, se fera enlever, dans la plus pure tradition romantique, par Don Tadée. Dès lors, nous suivrons ce couple dans leurs pérégrinations, des parfums aux produits de luxe français vendus aux équipages des marines militaires étrangères.
En prélude à sa sortie en librairie, je tiens à vous faire bénéficier du bon de souscription de mon Editeur qui vous permet d’acquérir le livre au prix de 10€ + port 1,67€ pour la France et 2,80€ pour autres pays, et ce, jusqu’au 15 février 2010. cliquez sur le lien suivant pour l’obtenir Châtaigne et patchouli, gens du Paradou, bon de souscription ou aller sur le site de l’éditeur www.editions-glyphe.com/f/index.php?sp=coll&collection_id=272
Je vous remercie de l’accueil que vous voudrez bien réserver à mon ouvrage dont les droits d’auteur seront entièrement versés à l’Association Maria-José Handicap Solidarité France Equateur et à la SPA. Merci de transférer ce mail à vos amis de façon à en élargir la diffusion.
Guy Lesoeurs
Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Groupement des Ecrivains Médecins,
Membre de la Société des Poètes Français et de la Société de Lecture de Maussane les Alpilles.
Quelques extraits de Châtaigne et patchouli », ci-après
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Tags: Abrivado, Alpilles, Beyrouth, Borgo, Carina, Casabianca, Champollion, Châtaigne et patchouli, Christiane Barlette, Corse, Corte, Débarquement, Don Tadée, Equateur, Fontvieille, gens du Paradou, Glyphe, guy lesoeurs, Henri Ordioni, Le Paradou, Lucciana, Maria José, Marseille, Messageries Maritimes, Montpaon, Naufrage, Opies, Provence, SGDL, Sociét de lecture de Maussane les Alpilles, Société des Gens de Lettres, SPA
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23 janvier 2010
Jouer, Rêver, Guérir
Un témoignage de Viva Iny
Viva Iny est psychothérapeute, psychanalyste et travaille auprès des populations migrantes au Québec. Elle a été formée à l’Ethnopsychiatrie et à la Clinique Transculturelle de l’Ecole de Bobigny (Pr Marie Rose Moro)
Cet article concerne l’expérience subjective que constitue le cancer du sein. Comment traverser cette maladie sans séismes psychiques, sans exclusion sociale et sans stigmatisation ? Comment maintenir son courage et sa créativité ? Comment ne pas se dérober face au réel, et ne pas se laisser écraser par la maladie ? Comment réaffirmer que le soi demeure, et ne deviendra pas un esquif balloté par la peur, la douleur et la démission ?
C’est en jouant et seulement en jouant que l’individu, enfant ou adulte, est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité toute entière. C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi. De là, on peut conclure que c’est seulement en jouant que la communication est possible…” (D.W.Winnicott, 1975). Ce grand psychanalyste nous rappelle l’importance de l’activité ludique qui favorise la croissance, l’intégration psychique et, par là même la santé. La créativité favorise une prise en compte personnelle de la réalité extérieure, plutôt que simplement de la subir, en générant un espace intermédiaire qui mêle réalité psychique et réalité extérieure. L’art thérapie, par sa nature ludique, devient un espace transitionnel, où l’acte créatif de l’individu permet à celui-ci de réaffirmer son existence comme sujet de sa liberté et non comme simple corps victime de cancer. Dans le cas des femmes atteintes d’un cancer du sein, cet espace transitionnel permet de jouer avec les différentes réalités extérieures jusqu’à atteindre une cohérence relative de leur monde interne, jusqu’alors bousculé par les traumatismes liés au cancer. La valeur de la thérapie par l’art repose donc essentiellement sur la possibilité qu’elle offre de mettre en fonction un processus réparateur. Les ateliers s’articulent autour de différents moments (le passé, la vie avant le cancer, le vécu, le futur) et aide les femmes à établir une continuité entre ces différentes étapes de leur vie en attribuant un sens à l’expérience vécue. Les aspects psychiques plus difficiles à cerner, qui sont liés au désir, à l’estime de soi, aux troubles de l’identité et de l’identification, au maintien de la pulsion de vie sont aussi abordés. La production d’art devient ainsi un pont entre l’avant et l’après de la maladie, en actualisant ces indispensables mouvements d’allers et de retours entre l’histoire antérieure et les préoccupations actuelles de la femme au sein et de cet espace transitionnel et de la dynamique groupale.
L’annonce du cancer est d’abord vécue comme un séisme, un coup de tonnerre dans un ciel serein. C’est l’image d’un chaos au sein des cellules, d’un soudain désordre dans le cours de la vie. « On a perdu l’innocence du corps » (Clavreul, 1978). En effet, c’est l’identité qui est menacée. Plus tard, au cours de la maladie, la perception de soi sera remaniée (les traitements, les opérations mutilantes, les altérations physiques, la perte des cheveux, des cils et des sourcils), mais par-dessus tout, l’identité est menacée. Le corps à ces instants là, devient la totalité de l’identité, si l’on peut dire. Il en est le garant, le siège, la manifestation. Or le corps est attaqué, « L’angoisse est au cœur du soma », figurée par le cancer, elle altère ce sentiment de continuité de soi (Winnicott, 1958), ce sentiment d’être soi-même, ce fil retissé en permanence entre notre monde interne et l’impact avec la réalité.
Suite au trauma initial de l’annonce du cancer et de sa présence irréfutable l’expérience peut devenir et pour moi elle devint un voyage initiatique. Au départ, le trauma est conçu en tant que processus de métamorphose, plus précisément, un phénomène à la fois structurant, destructeur et constructeur. Cette conception se distingue de la vision médicale classique associant uniquement le trauma à un vécu débilitant et handicapant. Par exemple, comment vais-je surmonter cette grosse fatigue émotionnelle suite aux traitements ? L’angoisse de la mort me rend hyperactive. Je vis intensément, je roule à cent mille à l’heure. Cette course folle vise à évacuer l’angoisse et toute complexité dans la mesure ou celle-ci me confronte inéluctablement à la souffrance et à la mort. Je ne goûte plus à la vie. Il faut ralentir mon rythme sinon je risque de m‘effondrer. Lire le reste de cet article….
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Tags: annonce, annonce de la maladie, Art-Thérapie, Cancer du sein, cancer et initiation, Clavreul, clinique transculturelle, créativité, Danaé, ethnopsychiatrie, féminité, Klimt, Marie Rose Moro, McNiff, Psychothérapie, Quebec, Viva Iny, Winnicott
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9 janvier 2010

Staring at the sun, overcoming the terror of death, I. Yalom
| J’ai lu il y a peu « Apprendre à mourir, la méthode Schopenhauer » de Irving Yalom. C’est la narration d’une psychothérapie de groupe très bien écrite et que l’on suit presque sans s’arrêter. Deux récits s’y superposent : la thérapie de groupe par le narrateur qui est le psychothérapeute lui-même et le récit de la vie de Schopenhauer. C’est une scansion narrative puissante qui vous tient de page en page.
Yalom a fait paraître deux livres que je vais lire au plus vite : l’un, en 2008, en français » Thérapie existentielle » aux Editions Galaade, Paris, qui est une traduction de son ouvrage le plus grand paru en 1980 et l’autre, en anglais Staring at the Sun: Overcoming the Terror of Death. Ce dernier ouvrage est décrit comme un voyage profond dans la vision de la mort et un livre pratique (?) pour mieux aborder ce qui sera notre ultime et inévitable fin .
Staring at the sun, overcoming the terror of death is the latest non-fiction book from the famous psychotherapist and analyst, psychiatrist, Professor Emeritus of Psychiatry at Stanford. This is a depth travel into death vision and a kind of handbook useful (let’s say, if possible !) to facing the inevitability of life. |
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| “. “Death has a long reach,” he writes, “may serve as an awakening experience, a profoundly useful catalyst for major life changes.” |
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 I. Yalom, born 1931
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9 janvier 2010

Effets de neige dans les Alpilles. Le blizzard (mistral) a soufflé fort toute la nuit et la journée, charriant de gros flocons au pièmont des Alpilles. Au matin, nous nous sommes réveillés, sans électricité et avec un manteau neigeux de plus de 30 cms.
Aucun vaccin, aucun principe de précaution sinon de faire quelques provisions d’eau, de bougies et de bois! Avoir un réchaud butane et rebrancher le démodé téléphone qui ne fonctionne pas à l’électricité.
Le Paradou, à 4 kms des Baux de Provence. Un village qui sent bon la solidarité. Rues et routes très vite praticables. Mise à disposition d’eau potable par la Municipalité. Dommage qu’il n’y ait pas de café comme point de ralliement. Alors la boulangerie et le huit à 8 (le « dépanneur » comme dirait nos amis canadiens) avec Joëlle et Francis, servent de lieu pour échanger sur le temps.
Les uns et les autres s’entraident, pour le pain et les commissions. Ceux qui ont des gros 4×4 pollueurs qui passent (à peu près partout) proposent leur service.
Les paysages des Alpilles sous la neige: un enchantement. Nos très petites Alpes prennent un air de Tarentaise.
N’étaient les arbres qui se cassent sous le poids de la neige congelée, n’étaient les maisons isolées, les chutes, ce serait à reproduire de temps en temps, pour se parler et échanger, en attendant le soleil.
Tags: Alpilles, Baux de Provenec, Le Paradou, Neige, Solidarité
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