Archive pour la catégorie ‘Aidevenir’

Don d’organes et religion, opposition ou non-opposition?

Mercredi 2 juin 2010

Groupe Don d’organes et religion, opposition ou non opposition?

Hospitalo-Universitaire Cochin, Paris, mardi 22 juin 2010 de 14h à 17h

Amphithéâtre Dieulafoy, entrée libre

INVITATION

 En écho de la première table ronde de juin 2009 « Approche transculturelle du don d’organes », la coordination des prélèvements d’organes et de tissus du Groupe Hospitalier Cochin organise avec l’aumônerie sa seconde table ronde-débat consacrée à la question du don d’organes et des religions, lors de la 10 ième Journée Nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe.

Objectifs de la table ronde-débat :

  • Contribuer à la réflexion sur les religions et son application sur le terrain à partir de témoignages,
  • Favoriser la discussion entre les représentants des cultes,
  • Permettre des échanges avec le public sur les aspects religieux dans le cadre du don d’organes et de la greffe,
  • Lever les réticences sur le don d’organes et la greffe.

Sur une idée de Joséphine Cossart, coordinatrice hospitalière de prélèvements d’organes de Cochin, ont accepté de participer :

-          Le Docteur Julien Charpentier, médecin réanimateur (Praticien Hospitalier) et médecin coordinateur du réseau de prélèvements Ouest francilien,

-          Madame Doriane Vilordin, aumonière catholique du CHU Cochin,

-          Le Grand Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite de l’Armée de l’Air et des Armées, secrétaire général de l’Association du Rabbinat français, conseiller du Grand Rabbin de France, membre du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) de 2005 à 2009,

-          Monsieur Saïd Ali Koussay, Imam et aumônier musulman de l’Hôpital Avicenne (Bobigny), co-président du Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC),

-          Le Docteur Elisabeth Lepresle, médecin anesthésiste réanimateur, docteur en philosophie, membre de l’Agence de Biomédecine.

-          Des proches des donneurs et des greffés.

Le modérateur de la table-ronde débat sera Guy Lesoeurs, anthropologue de la santé, ethnopsychologue formé à la psychologie transculturelle par le Pr Marie-Rose Moro et son équipe, co-réalisateur avec le Dr Taïeb Ferradji, psychiatre, praticien hospitalier à l’Hôpital Avicenne, du film de formation destiné aux Coordinations Le frère venu d’ailleurs, premier prix de la commun ication AFIDTN 2009. Le public de la table ronde-débat sera constitué de soignants, d’universitaires, de personnel administratif hospitalier, de travailleurs sociaux, de membres d’associations, d’adolescents, de la Presse et de toute personne intéressée par le sujet.

En fait, il s’agira d’analyser et d’évaluer, à la lumière des témoignages des familles et des religieux, l’application et la compatibilité des religions avec la réalité du terrain dans le cadre d’une démarche de prélèvement d’organe. Les problèmes posés par le prélèvement et la greffe, qu’ils soient de nature culturelle ou religieuse, comme le respect des rites funéraires seront envisagés.

En premier lieu, le Dr Julien Charpentier abordera la question des religions dans une démarche de don d’organes/greffe et évoquera des entretiens avec les familles des donneurs.

Les témoignages des proches et de greffés apporteront un éclairage concret. Les représentants des cultes envisageront les positions de leur religion et insisteront sur la nécessité d’aborder au sein des communautés le sujet du don d’organes et de la greffe.

Le Dr Elisabeth Lepresle concluera la réunion en traitant des représentations du prélèvement et du corps mort.

Au cours de cette table ronde-débat les thèmes suivants seront abordés :

-          Le concept de la mort encéphalique dans les différentes religions,

-          La prise en compte des rites religieux propres à la mort,

-          La notion d’appartenance du corps,

-          La question du devenir du corps au regard des avancées médicales et techniques.

La coordination hospitalière du Groupe Hospitalier Cochin espère que cette table ronde-débat, organisée lors de la 10 ième Journée Nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, permettra une réflexion approfondie sur le sujet encore assez mal connu de la position des religions afin de lever les réticences sur le don d’organes.

 Contact : Joséphine Cossart 01 58 41 30 59 (josephine.cossart@cch.aphp.fr)

De retour d’Equateur …Discours du Dr Maurice Jason pour l’anniversaire de l’ONG Maria José

Lundi 31 mai 2010

DIX ANS …DEJA. « Ce que je donne reste mien » (René Char)

 

Dr Jason, Dr Y. Lagnier (Maria José) et Yolanda (Fudrine)

Le Dr Maurice Jason, Président de notre Association Maria José Solidarité Handicap France Ecuador, s’est adressé en espagnol à Quito lors de la fête des enfants handicapés qui avait lieu dans les locaux de Fudrine, association soeur qui les prend en charge et à qui le groupe des Médicaux et Para-médicaux français apporte du matériel chaque année ainsi qu’une aide logistique et thérapeutique .

Avant le texte en espagnol, en voici la traduction pour les francophones:

Je suis particulièrement heureux en ce jour de joie de la célébration du dixième anniversaire de notre association Maria José.

Regardons ce qui existe depuis dix ans!

Nous avons fait tous ensemble un bon travail : des échanges avec les collègues équatoriens, des témoignages, des ateliers de formation, beaucoup de dons comme des médicaments, des livres, des jouets, des appareillages orthopédiques, du matériel pédagogique, des fauteuils orthopédiques, des fauteuils roulants, un matériel de réhabilitation, des appareils d’échographie, d’électroencéphalographie, de prothèse et beaucoup d’autres matériels utiles pour les handicapés.

Nous avons finalisé un jumelage entre la Maternité Isidro Ayora et celle de Poissy Saint Germain ainsi que de nombreux échanges entre des étudiant équatoriens et français et des sages – femmes.

Fête des enfants habillés en costumes des provinces dans les locaux de Fudrine

Nous avons aussi réalisé un jumelage entre Fudrine et l’Association Notre Dame de Neuilly, avec le sponsoring de  l’Association Marie José.

 Je voudrais remercier Yolanda, Francis, Gisela, Anne Marie, Céline, Marc, Luc, René, Bernard, Guy et Jerôme, sans oublier naturellement, le professeur Lacert, pour leur travail et leur aide si utiles!

 Un poète provençal qui s’appelle René Char a écrit :

 » Ce que je donne, reste mien! » et nous continuerons notre action en ce sens!

 A chaque fois, nous sommes émus, par votre fête si chaleureuse. Merci beaucoup à tous, à nos Amies de Fudrine, aux parents des enfants et aux enfants.

Longue vie à Fudrine, à l’association Notre Dame et à Marie José. Bonne fête! Un salut à tous et pleins d’affectueux baisers aux enfants!

Discours de Maurice Jason en Espagnol:

Me da mucha alegria verlos en este dia muy importante y felix, del decimo aniversario de la Asociacion Maria Jose.

 Miremos lo que ha occurido desde hace diez anos!

 Hemos hecho todos juntos un buen trabajo: intercambios con los colegas ecuatorianos, testimonios, talleres de formacion,muchas donaciones como medecinas,libros, juguetes,aparatos ortopedicos,material pedagogico,sillas ortopedicas,sillas de ruedas,material de rehabilitacion,aparatos de ecografia,de electroencefalografia, protesis y otras muchas cosas!!

Hemos finalizado un hermanamiento entre la Maternidad Isidro Ayora y la de Poissy Saint Germain, y intercambios entre estudiantes y comadronas ecuatorianos y franceses. Un hermanamiento entre Fudrine y la Asociacion Notre Dame de Neuilly, con el patrocinio de la Asociacion Maria Jose.

 Quisiera dar las gracias a Yolanda, Francis,Gisela, Anne Marie, Celine , Marc,  Luc, René, Bernard,  Guy y Jerome , sin olvidar por supuesto, el profesor Lacert , por su trabajo y ayuda tan utiles !

 Un poeta provenzal ,que se llama René Char, dice : « Lo que doy , queda mio !” ( “ce que je donne, reste mien”) Continuaremos haciendolo!

 A cada vez, estamos emocionados, por vuestra fiesta tan calurosa.

 Muchas gracias a todos,a nuestras amigas de Fudrine, a los padres de ninos y a los ninos.

Larga vida a Fudrine, a la asociacion Notre Dame y Maria Jose.

Buena fiesta! Saludos a todos y muchos besos a los ninos!

 Dr Maurice Jason

 Président de l’Association Maria Jose Solidarité Handicap France Ecuador

A suivre… vous en saurez plus sur Fudrine, notre expédition en Amazonie.. 
Guy Lesoeurs

 

 

 

 

Merci à IBERIA pour la tolérance sur le poids des « bagages accompagnés »!

Un si petit peuple pour changer le monde…

Lundi 3 mai 2010

Just a little Tanguyness. Collage GLartis 2010

Cher Pétrolier,

 

D’abord -car il ne faut pas être hypocrite en la matière-, rendons hommage aux milliers d’hommes qui ont oeuvré pour que le pétrole existe dans nos vies quotidiennes. Routes, médicaments, matière plastique de toute sorte et carburant pour nos voitures. Les derricks d’antan, l’or noir des pionniers, toute une saga qu’il ne faut pas renier!

Ensuite, je rappelle que tes immenses profits et ton pouvoir omniprésent te placent souvent au-dessus des Etats même les plus grands.

Mais ceci te donne des devoirs, cher, très cher pétrolier!

Alors, prospecte, creuse, exploite si tu le veux mais respecte les peuples et la nature le plus possible et ne transforme pas notre planète, ses terres et ses océans, et nos derniers endroits vivables en no man’s land et en désert.

Deux exemples :

1. Bernard B. m’écrit que ce serait à cause de l’absence d’une vanne de 500 000 € (pour des raisons d’économie de bouts de pétrole) que la catastrophe de la Louisiane s’est produite…

2. En pleine Amazonie équatorienne, arrête tes hommes de main, mercenaires armés, qui essaient de contraindre par la force un petit peuple de 1000 âmes, propriétaire de son territoire, et qui défend sa façon de vivre pour les siécles à venir. Ce si petit peuple, c’est chacun d’entre nous et sa part de jardin d’Eden.

Alors ne fais pas, cher, trop cher pétrolier, de nos jardins secrets des paradis perdus et médite la phrase de mon ami José Gualinga de Sarayaku:

« Un si petit peuple ne peut sans doute pas changer le monde. Nous sommes certains cependant que dans le coeur de chacun d’entre nous, il existe un peuple semblable qui lutte et qui est le symbole de la puissance de la vie » 

Guy Lesoeurs

Ci-dessous en espagnol (trés moyen et je m’en excuse)

Tableau de l'Ecole de Tigua (Equateur)

Querido Petrolero,

Primero – Porque no hay que ser hipócrita en la materia, rindamos homenaje a los millares de hombres que laboraron para que el petróleo exista en nuestras vidas. Caminos, medicinas, materia plástica variada y que carbura para nuestros coches. ¡ Las torres de perforación antiguas, el oro negro de los pioneros, toda una saga que no hay que renegar!

Luego, recuerdo que tus provechos inmensos y tu poder omnipresente a menudo te colocan por encima de los Estados hasta más grandes.

¡ Pero esto te da deberes, petrolero querido y muy …caro!

Entonces, prospecte, cava, notifica si tú lo quiero pero respeto los pueblos y la naturaleza la más posible y no transforma nuestro planeta, sus tierras y sus océanos, y nuestros últimos lugares soportables no de man land y en desierto.

Dos ejemplos:

1. Bernard B. me escribe que esto sería a causa de la ausencia de una compuerta de 500 mil dólares (por razones de economía) que la catástrofe de Louisiane se produjo…

2. En plena Amazonia ecuatoriana,  mercenarios armados, que tratan de forzar por la fuerza a un pueblo de 1000 almas, un propietario de su territorio, y que defiende su modo de vivir para el siécles a venir. Esto si pueblo, es cada uno de nosotros y su parte de jardín de Edén.

Entonces no hagas, petrolero mas caro, medita la frase de mi amigo José Gualinga de Sarayaku:

 » Uno si pequeno pueblo no puede cambiar, sin duda, el mundo. Sin embargo, estamos seguros que en el corazón de cada uno de nosotros, existe pueblo semejante que lucha y que es el símbolo de la fuerza de la vida »

Guy Lesoeurs

LE PUZZLE PHILOSOPHIQUE de Jiri Benovsky: anthropologie d’un quotidien si proche si loin

Lundi 12 avril 2010
       

Vient de paraître

  Le puzzle philosophique ; Jiri Benovski  
Le puzzle philosophique
Jiri Benovsky

Ouvrage illustré par Sabine Allard
Préface de Pascal Engel

À partir de combien de cheveux en moins devient-on chauve ? Sommes-nous des cerveaux dans des cuves ? Le voyage dans
le temps est-il possible ? Le passé et le futur existent-ils au même titre que le présent ? Sommes-nous identique à la personne que nous étions hier ? Une statue et le morceau d’argile dont elle est faite constituent-ils un seul et même objet ou s’agit-il de deux objets distincts ?

Jiri Benovsky aborde quelques grands problèmes philosophiques par le biais de cinq petites histoires, qui renvoient les unes aux autres à la manière de pièces d’un puzzle et nous fournissent l’occasion de discuter du « problème du vague », de poser la question du scepticisme quant à l’existence du monde extérieur, ou encore de se demander quelles conceptions du temps et de l’identité adopter.

Ce livre s’adresse donc aussi bien au lecteur débutant en philosophie, qu’au lecteur plus averti qui aura plaisir à reconnaître, traités dans un style alerte et drôle, des problèmes complexes et fascinants.

« Les théories discutées ici sont difficiles. Mais Jiri Benovsky nous donne le maximum de chances de les évaluer. Rien de moins élitiste et de moins snob que l’activité consistant à offrir à ses lecteurs des raisons, et à s’adresser chez eux à la capacité de raisonner pour en trouver des contraires ou de meilleures. C’est pourquoi ce livre est l’une des meilleures introductions à la philosophie qu’il m’ait été donné de lire. » Pascal Engel

  ISBN 2-916120-16-4
144 p. – 17 €
 
  JIRI BENOVSKY, né en 1978, est chercheur et enseignant en philosophie contemporaine à l’université de Fribourg, en Suisse. Il s’intéresse principalement à la métaphysique et aux questions liées à la nature du temps auxquelles est consacré son livre Persistence through Time, and across Possible Worlds, paru en 2006 chez Ontos Verlag.
www.jiribenovsky.org

SABINE ALLARD, diplômée de l’École supérieure des arts décoratifs, a illustré l’ouvrage.
www.sabineallard.com

 
     
Diffusion : les Editions d’Ithaque – tél. 33+ (0)9 60 03 69 23 – contact@ithaque-editions.fr
Distribution Daudin : 02 54 55 50 50
 

Jouer, Rêver, Guérir… Cancer du sein et Art-thérapie

Samedi 23 janvier 2010

Jouer, Rêver, Guérir

 Un témoignage de Viva Iny

Viva Iny est psychothérapeute -psychanalytique et travaille auprès des populations migrantes au Québec. Elle a été formée à l’Ethnopsychiatrie et à la Clinique Transculturelle de l’Ecole de Bobigny  (Pr Marie Rose Moro)

Cet article concerne l’expérience  subjective que constitue le cancer du sein. Comment traverser cette maladie sans séismes psychiques, sans exclusion sociale et sans stigmatisation ? Comment maintenir son courage et sa créativité ? Comment ne pas se dérober face au réel, et ne pas se laisser écraser par la maladie ? Comment réaffirmer que le soi demeure, et ne deviendra pas un esquif balloté par la peur, la douleur et la démission ?

C’est en jouant et seulement en jouant que l’individu, enfant ou adulte, est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité toute entière.  C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi. De là, on peut conclure que c’est seulement en jouant que la communication est possible…” (D.W.Winnicott, 1975). Ce grand psychanalyste nous rappelle l’importance de l’activité ludique qui favorise la croissance, l’intégration psychique et, par là même la santé. La créativité favorise une prise en compte personnelle de la réalité extérieure, plutôt que simplement de la subir, en générant un espace intermédiaire qui mêle réalité psychique et réalité extérieure. L’art thérapie, par sa nature ludique, devient un espace transitionnel, où l’acte créatif de l’individu permet à celui-ci de réaffirmer son existence comme sujet de sa liberté et non comme simple corps victime de cancer. Dans le cas des femmes atteintes d’un cancer du sein, cet espace transitionnel permet de jouer avec les différentes réalités extérieures jusqu’à atteindre une cohérence relative de leur monde interne, jusqu’alors bousculé par les traumatismes  liés au cancer. La valeur de la thérapie par l’art repose donc essentiellement sur la possibilité qu’elle offre de mettre en fonction un processus réparateur. Les ateliers s’articulent autour de différents moments (le passé, la vie avant le cancer, le vécu, le futur) et aide les femmes à établir une continuité entre ces différentes étapes de leur vie en attribuant un sens à l’expérience vécue.  Les aspects psychiques  plus difficiles à cerner, qui sont liés au désir, à l’estime de soi, aux troubles de l’identité et de l’identification, au maintien de la pulsion de vie sont aussi abordés. La production d’art devient ainsi un pont entre l’avant et l’après de la maladie,  en actualisant  ces indispensables mouvements d’allers et de retours entre l’histoire antérieure et les préoccupations actuelles de la  femme au sein et de cet  espace transitionnel et de la dynamique groupale.

L’annonce du cancer est d’abord vécue  comme un séisme, un coup de tonnerre dans un ciel serein. C’est l’image d’un chaos au sein des cellules, d’un soudain désordre dans le cours de la vie. « On a perdu l’innocence du corps » (Clavreul, 1978). En effet, c’est l’identité qui est menacée.  Plus tard, au cours de la maladie, la perception de soi  sera remaniée (les traitements, les opérations mutilantes, les altérations physiques, la perte des cheveux, des cils et des sourcils), mais  par-dessus tout, l’identité est menacée. Le corps  à ces instants là, devient la totalité de l’identité, si l’on peut dire. Il en est le garant, le siège, la manifestation. Or le corps est attaqué,  « L’angoisse est au cœur du soma », figurée par le cancer, elle altère ce sentiment de continuité de soi (Winnicott, 1958), ce sentiment d’être soi-même, ce fil retissé en permanence entre notre monde interne et l’impact avec la réalité.

Suite au trauma initial de l’annonce du cancer et de sa présence irréfutable  l’expérience peut devenir et pour moi elle devint un voyage initiatique. Au départ, le trauma est conçu en tant que processus de métamorphose, plus précisément,  un phénomène à la fois structurant,  destructeur et constructeur. Cette conception se distingue de la vision médicale classique associant uniquement le trauma à un vécu débilitant et handicapant. Par exemple, comment vais-je surmonter cette grosse fatigue émotionnelle suite aux traitements ? L’angoisse de la mort me rend hyperactive. Je vis intensément, je roule à cent mille à l’heure. Cette course folle vise à évacuer l’angoisse et toute complexité dans la mesure ou celle-ci me confronte inéluctablement à la souffrance et à la mort. Je ne goûte plus à la vie. Il faut ralentir mon rythme sinon je risque de m‘effondrer. Lire le reste de cet article….

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