Archive pour la catégorie ‘Bouger les lignes’

Grippe mentale au pays du management : la cure d’Authenticité

Jeudi 8 septembre 2011

En marge de la prochaine rencontre de l’Institut Esprit Service intitulée Reconquérir le lien entre dirigeants, managers et salariés qui se déroule au MEDEF le vendredi 30 septembre matin (pour Dirigeants et sur invitation), je vous soumets cet article que j’avais écrit à ce sujet accompagné d’une vignette clinique :

Esprit aiguiséGrippe mentale au pays du management ! La machine à motiver dans l’entreprise et dans l’administration est grippée dans tous les sens du terme. Les pouls des battants sont devenus imperceptibles. Le cerveau des dirigeants est embrumé. L’escargot-jadis actif est rentré dans sa coquille. Il pleut des cordes d’amertume. L’imagination est au rancart, la rentabilité a chassé l’initiative et la disponibilité des individus. La confiance est en panne. L’ennui  a remplacé l’envie. Ne parlons pas du cœur…à l’ouvrage ou tout court … il bat la chamade.

Ainsi, personne n’y croit plus, du top management au collaborateur et tous les pansements, les baumes de la parole incantatoire sur les valeurs, l’effort et la responsabilité et le service public ne sont que thérapies bien pâles par et pour des cadres lassés du push n’d pull.

Il y a comme un désenchantement du monde du travail pour paraphraser Max Weber et Marcel Gauchet, c’est-à-dire une vacance de sens (Catherine Colliot-Thélème, 1990) alors que la valeur du travail ne serait que dans la signification qu’on lui donne (Boris Cyrulnik, 2010).

Les psys de tout poil sont appelés au chevet du malade. Qui s’attaque au symptôme, qui préconise une analyse profonde. Emile Coué, super-potard sera revisité. Boris Cyrulnik se fend d’une interview piqûre d’urgence au vitalisant cocktail solidarité- résilience et nous assure que « Le travail peut rendre heureux » (2011).

Ayant ainsi glosé et jeté ma gourme, je contemplais maintenant les multiples brouillons froissés de ce papier sédi-mentant (sic) dans ma corbeille. Je ne savais plus à quel thème high fashioned du management et de la coach-mania tartinée de psychanalyse de comptoir réunis me fier. Agility management me faisait penser à un dressage de chiens, écosystème à un bassin de décantation, sensemaking et storytelling étaient autant de buzz-words,… insignifiants.

La sonnette de ma salle d’attente me tira de ma torpeur naissante… Lire le reste de cet article »

MOI²SE… un programme de management opérationnel

Jeudi 26 mai 2011

Depuis 3 années, sous la direction du Pr. Sylvette Huichard, la Faculté de Pharmacie de Dijon conduit une sixième année universitaire très particulière. Les futurs pharmaciens effectuent leur spécialisation professionnelle en alternance entreprise/université dans un programme intitulé « MOI²SE, Management Opérationnel et International des Industries de Santé ». Leur objectif est de devenir totalement opérationnels afin d’être confirmés dans les entreprises à la sortie de leurs études pharmaceutiques. Deux séminaires de développement personnel et de management parmi les onze modules thématiques leur permettent d’exploiter leur potentiel et d’expérimenter les pratiques de la conduite de projets et d’équipe. Cette formation est complétée par un accompagnement individuel sous la forme d’un coaching personnalisé au téléphone et par mailing.

MOI²SE donne une importance particulière aux séminaires de management personnel et d’équipe (80 heures) et à l’accompagnement personnalisé sous la forme d’un coaching téléphonique individuel régulier (5 heures) tout au long de l’année par mes soins.

Ce programme managérial de 85 heures s’articule  autour de deux piliers : l’intégration managériale et le coaching téléphonique d’une part, le travail  personnel sur la « valeur d’être soi » d’autre part. Depuis 3 ans, j’anime ces séminaires avec un grand plaisir car les étudiants s’investissent à fond dans ce programme construit pour les rendre efficaces mais aussi créatifs et de vrais managers.

Si vous voulez en savoir plus demandez moi (guy.lesoeurs@kerux.fr) l’article que j’ai co-écrit avec Mme Sylvette Huichard sur ce cursus.

Guy Lesoeurs

The Faculté de Pharmacie of Dijon has set up, in 2008, a special program called MOI²SE which covers the sixth and last year of the pharmaceutical studies and a working period in a pharmaceutical firm. The pharmacists have a two-fold objective : to achieve their university degree (Ph.d diploma) as well as to test their managerial skills in a firm. Two seminars of personal development and management are run among the 11 weeks of the whole theorical training program. In addition, the program offers a personalized coaching by phoning and Internet.

Faire psy-psy…ou la psycho-dérapie

Jeudi 16 décembre 2010

 

  2010: parution au Journal Officiel du décret réglementant la profession de psychothérapeute. Le texte éviterait la main-mise sectaire.

Lorsqu’enfin paraît l’enfant [car on ne peut plus qu'appeler ainsi ce décret d'application, né tout grand "bébé" de dix ans, qui a depuis longtemps  "tué son père" * lequel voulait accoyer pardon lapsus octroyer le titre de psychothérapeute, sans coup férir, à tout porteur de thèse de médecine et pourquoi pas à ses collègues ORL... ], la profession de psychothérapeute si elle continue d’être en émoi et à mobiliser toutes les défenses de son moi (déni, évitement etc.) sait maintenant  jusqu’où pourra s’exercer le pouvoir du mot, de la loi.

Je devrais dire « les professions » car il existe près de 500 psychothérapies**. Les psychothérapeutes, les psychologues diplômés, les psychanalystes savent enfin à quel jeu jouer et ce dont il retourne.

Retourner est bien le mot. En effet, - à part le psychiatre, qui, médecin et supposé-savoir la psychopathologie, prescripteur de psychotropes, se trouve donc affranchi de tout complément-, pour avoir le droit de porter le titre de psychothérapeute et être inscrit au registre départemental, les  psychologues et psychanalystes doivent retouner à leurs chères études et stages pour briguer cette super-qualification de psychothérapeute.

Alors peut-on faire psy-psy sans être psychothérapeute breveté par l’Etat, reconnu dans un registre, patenté en quelque sorte?  Maintenant, pour simplifier, se distinguent deux catégories. Les patentés et les pas tentés par le titre.

Questions

  1. Est ce que toutes les personnes qui ne se sentent pas trop bien dans la vie ont attendu le décret pour se précipiter chez le psychothérapeute patenté, dûment enregistré au détriment de son praticien habituel?
  2. Le titre confère-t-il la garantie d’une écoute, d’une approche humaine et professionnelle?
  3. Les psychiatres ont ils un besoin criant d’ajouter le titre de psychothérapeute? A quoi cela leur sert-il?
  4. Le titre ferait la fonction, quel que soit la personne … mais en cela empêche-t-il les charlatans d’exercer de la relation d’aide,

Et voilà pourquoi votre fille est muette…..comme l’écrirait Molière car cela ne clarifie rien du tout au niveau du public.

Alors quittons le petit monde de la psy-psy à qui on fait faire mu-muse et auquel la plupart des gens ne comprennent rien pour être pragmatique.

Que recherche la personne qui consulte pour un mal-être?

Avant tout une personne sans enjeu, qui ait l’habitude et l’expérience de l’écoute et en qui elle est confiance.

  • Un praticien sans enjeu, qu’elle rémunère de son temps pour l’écouter, la comprendre et la faire se soulager de son angoisse qui est le lot de la majorité d’entre nous de manière passagère (deuil, perte d’emploi, malentendu familial etc.).
  • Un praticien qui a accompli de manière structurée un parcours d’introspection qui lui permet de mieux comprendre ce que ressent L’autre, de faire jouer la relation transféro-contretransférentielle qui est la condition sine qua non du soulagement psychique (quoi qu’en disent les tenants des méthodes ultrabrèves et quelque peu mécanistes).
  • Une personne qui ait été formée à la psychopathologie et qui ait une expérience de la relation thérapeutique c’est à dire clinique.
  • Quant aux jeunes diplômés qui satisfont les critères, que connaissent-ils, à 25 ans, de la vie et de leur propre état psychique pour être autorisés à accompagner un patient à travers sa souffrance?

Chacun cherche son psy et trouvera celui qui lui convient ou pas. Espérons que le registre prévu sera utile aux patients. Le décret sera sans doute plus utile aux psychologues qui recherchent débouchés et pratiques.

Pour autant, faut-il vouer aux gémonies ceux qui, avec bonne volonté et savoir-être, aident L’autre à s’en sortir?

Par ces temps de frimas et de neige, attention aux psycho-dérapages et au psycho-décapages en posant un cadre dogmatique, médicalisé à l’outrance… où le patient ne trouvera plus ce qu’il recherche.

Guy Lesoeurs

Psychologue non clinicien (Master 2, Paris XIII, 8 mars 2007 ), titulaire de diplômes universitaires de psychiatrie transculturelle (mention bien, Paris XIII, 24 novembre 2000), d’anthropologie médicale (Paris XIII, 12 mars 2001), de médiation (mention bien, Paris II, 7 janvier 2005).  Praticien psychophysiocommunication (diplôme de l’établissement privé d’enseignement supérieur,Institut de Médecine Environnementale Paris, 1997), coach de dirigeants (après 40 ans d’entreprise dont  25 de management), psychanalyste (une première analyse il y a 22 ans et une seconde  didactique qui continue…avec en plus une formation théorique et des discussions de pratiques… car il n’est jamais trop tard). Oui, j’ai un cabinet de soutien psychologique, de  développement personnel et de coaching. Non, je n’ai jamais revendiqué et je ne suis pas tenté par le titre de psychothérapeute…à 64 ans.

Au fait vous trouverez mes coordonnées sur http://www.choisir-son-psy.com/

* Mais au fait qui était la mère? Une psychologue clinicienne de Haute Savoie ou d’ailleurs?

** Plus une, si l’on compte l’olivothérapie ou l’oléathérapie inventée un soir dans une tanière de Fontvieille autour d’un pot sympathique par deux ardents défenseurs de la création continue des mythes fondateurs, un ultra-fin d’esprit professeur de médecine honoraire, deux adeptes de la projection  libidinale (énergie) et deux artistes haut en couleurs, afin de challenger la tradition ayurvédique des bains d’huile ce qui désengorgerait aussi les stocks de la vallée des Baux. .. à suivre sur mon blog.

Dr Livingstone, I presume?

Mercredi 8 décembre 2010

Ce sont les premiers mots que Henry Stanley, le journaliste  devenu explorateur, parti à la recherche du Dr Livingtone, dit à ce dernier quand il le retrouva après un périple africain digne des meilleurs romans d’aventure. Pierre Brillard, libraire ancien à Tarascon, nous fait venir l’eau à la bouche avec son commentaire sur deux volumes écrits par H. Stanley sur ses voyages africains intitulés « A travers le continent mystérieux ». Il complète son offre par un troisième volume du même auteur intitulé « Comment j’ai retrouvé Livingstone ».

Connectez vous sur http://livresanciens-tarascon.blogspot.com/2010/12/sir-henry-morton-stanley-une-vie.html

  

Les billets d’humeur de Fred Oberson…

Dimanche 7 novembre 2010

Les billets d’humeur de Fred sentent l’humus de la pensée tant ils sont travaillés avec le soc aigu de la charrue cognitive de l’écrivain engagé dans l’authenticité du terroir qu’il connaît bien. Si ses racines sont helvètes, les feuilles de mots qu’il égrène au fil des jours de nos Alpilles ressemblent à celles de l’oulivié : argentées et amoureuses du mistral qui les fait vivre, tournoyer au soleil et rire sous la pluie. Humeur, humour, humus: défenses bien naturelles devant la vie car même dans la Vallée des Baux, nous avons le droit de contester et de pester contre la tricherie humaine. Fred, l’authentique est un combat. Guy Lesoeurs

Fred OBERSON, Ecrivain des Alpilles et Cerveau Sans Frontière…

  »Je vis en Provence, j’écris sur les Alpilles des billets que je diffuse depuis plus de deux ans sur le Club interactif de Mediapart. Ils ne sont pas passés inaperçus aux promoteurs du Festival des Alpilles qui ont programmé une lecture d’extraits de ces textes à la Bibliothèque d’Eygalières, le vendredi 19 novembre 2010. Cette rencontre est tout à l’honneur de Mediapart qui m’a permis de faire connaître aux lecteurs cette Provence rurale que je décris et que j’aime par dessus tout.  »

Voici le site du Festival des Alpilles :

http://www.festivaldesalpilles.com/