Futurs managers… le pied à l’étrier
Jeudi 12 novembre 2009
Depuis 1991, j’anime des programmes pour étudiants qui, en fin d’études et en alternance (Faculté de pharmacie, cursus MOI²SE, directeur Pr Sylvette Huichard) en master (comme le MIP de l’ESC Dijon, Directeur Pr Céline Soulas), se destinent aux industries des produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux etc.).
On ne naît pas « manager », on le devient, en exploitant et façonnant sa valeur intrinsèque ; c’est pourquoi il est nécessaire, d’abord, de travailler sur l’état d’esprit. Mes programmes à base de réflexion et de mise en situation sont conçus pour aider les futurs managers ( le mot « étudiants » est banni) à mieux se connaître, prendre confiance en soi, de manière authentique et non surfaite, à construire sa propre stratégie et sa promotion (eh oui!) en prenant conscience sans concession de leur potentiel, en développant sa créativité et son charisme. Les participants au programme intitulé « Conquérant de soi, respect de l’Autre » doivent aussi s’initier au travail en équipe en faisant adhérer leurs collègues et en transformant leurs idées en projets concrets…
Programme ambitieux? Certes, mais combien il s’avère nécessaire. Cette étape de « pré-entreprise », vécue comme un lieu expérientiel sans enjeu autre que la réussite de soi-même, est essentielle à réussir avec les bons ingrédients pour partir du bon pied. Combien de managers que je suis aujourd’hui en coaching regrettent de ne pas avoir eu ce pied à l’étrier!
A suivre…
Guy Lesoeurs
Au fait, futurs managers, je vous signale le site Jobteaser, co-fondé par un jeune et dynamique entrepreneur, Adrien Ledoux qui a eu l’idée -géniale- de rendre service aux étudiants en leur donnant une vision en temps réel des entreprises …de l’intérieur avec un tas de services associés! www.jobteaser.com
Guy Lesoeurs

5 janvier 2009 à 04:54 — EditerCher Monsieur,
je me permets de rectifier deux trois choses que vous avez écrit en commentaire de mon ouvrage : “je hais le développement personnel” paru chez Eyrolles, titre provocateur je le concède.
1) Cet ouvrage parle essentiellement de la construction de l’identité, le coaching ne représente qu’une partie sur quatre
2) Le succès du coaching s’est établi sur la crise d’identité comme une entreprise de formatage, vous omettez de parler du chapitre sur la prétendue éthique du coaching (?).
3) La créativité n’a aucun rapport avec ce que vous définissez comme ressort essentiel du coaching :”Ainsi les personnes ou les groupes qui souhaitent progresser et gagner leur place ” pour vous citer à mon tour…
Il ne s’agit nullement de faire le procès du coaching, il répond à une demande, mais d’analyser un symptôme de notre société.
Très cordialement
Robert EBguy
10 janvier 2009 à 11:27 — EditerLa contemption des coachs va avec la mode du coaching et une certaine représentation qu’en donne la TV réalité, représentation qui conduit certains d’entre nous à s’interroger sur le mot de “coach” et ses diverses connotations. Est-il toujours adapté à la descriotion de l’activité de ceux d’entre nous qui oeuvrent non pas à asservir l’individu mais à le libérer, à le rendre auteur de sa vie, à désincarcérer ses représentations du discours dominant forgé par les grandes entreprises clientes du CCA en utisant les résultats des focus groups organisés à prix d’or par le CCA.
Il y a du pognon à se faire et des livres à vendre en cassant du coach. J’étais intervenu par téléphone dans l’émission de lynchage organisé d’Isabelle Giordano sur France Inter pour dire au psychanalyste Roland Gorri qu’il employait pour parler des coachs exactement les mêmes arguments que les curés au début du XXème siècle pour contempter les psychanalystes. J’avais publié une tribune dans “l’Express” au moment de l’émission pathétique “coachs, gourous et guérisseurs” sur Antenne 2, mais finalement, maintenant, je me suis calmé car je sais qu’il s’agit de se faire un peu de notoriété et un peu de droits d’auteurs aux dépens d’un phénomène dont un effet de mode a décollé progressivement la représentation caricaturale de sa pratique réelle.
Faut-il baisser les bras ? Certainement pas. Mais nos clients ne sont pas dupes. Ils savent très bien qu’un ouvrage dont le titre commence par les mots “je hais…” ne peut traduire que la relation douloureuse de l’auteur avec son histoire dominante personnelle, relation qu’il a exprimée par ailleurs en choisissant une activité où il exerce exactement ce qu’il reproche à la cible “extérieure” qu’il croit s’être choisie. Haut les coeurs, collègues, plutôt que haut le coeur !