Archive pour la catégorie ‘Contrepet et médecine’

Le dire d’Hippocrate…(1)

Lundi 1 septembre 2008

Le vocabulaire médical est une mine à contrepets car l’écho des sons produit de très propices usages des mots dans les maux et inversement. Le contrepet médical contient en lui-même un germe puissant à inspecter (c’est classique !) car il peut être à l’origine de nouvelles spécialités médicales, assez surprenantes d’ailleurs, puisque l’hépatologue qui fait les balades sur l’ascite devient, par cet exercice périlleux, et sans l’appellation à faire, un sexologue freudien averti ou bien un hématologue à condition qu’il ne soit pas minable.

 

 

Avec l’aimable autorisation de Charles Hérissey, éditeur au grand cœur de mon ouvrage « Le dire d’Hippocrate »  Contrepèteries à usage médical (avec leurs solutions), 12€ en librairie, vous pourrez, Chers Amis, étonner vos toubibs, égayer vos repas qui vous horripilent et que vous trouvez hypermerdiques (pardon hyperdermiques car ils hissaient le poil de vos héros) ! (ce dernier dédié à mon éditeur)

Seulement , point trop n’en faut et ne dépassez jamais ce qui est le dit sur la boïte !

Après cette nécessaire introduction, vous trouverez régulièrement ci-dessous quelques uns de ces avatars des salles de garde et des farces de carabins qui se trouvent pataugeant sans la clinique, avec une mine piteuse et un choc dermique devant leurs grands patrons chirurgiens.

Parlons de ceux-ci justement : ils quêtent des bistouris, laissant leur peine partir, tant il est vrai que la sal’d’op peut se retrouver assez nue sans son « d » (sans sonder). Après avoir déduit, appréciez donc le son du contrepet et soyez toujours ce toubib qui rit après ses chutes !

Il n’y a pas que l’épouse du docteur qui puisse parler de médecins d’une manière décente. Si vous ne voulez pas voir, dans ce mot noble, de double sens dont l’un anatomique, refermez cet opuscule, chercher les tours de rébus dans vos annales… Vous n’êtes pas ouvert au jeu avec le mot, à la manie des jeux de mots, à l’anagramme, au contrepet et notamment à leur caractère homophone.  

Quant à vous, lecteur courageux, toubib or not toubib, je veux, d’emblée, mettre votre verbe en joie car contrepéter n’est pas un art triste mineur.

Jugez plutôt

  1. La morgue ne veut pas d’obèse dans le suaire
  2. L’assistant de la morgue se sert de mon chalet à Biot (prononcer comme dans le Midi)
  3. L’anatomopathologiste écarte les bornes du mur
  4. Tenir des propos fumeux sur les valves
  5. Pour son pacemaker, on lui remit deux boites de piles
  6. Vous avez le sang qui bout
  7. Le chirurgien dépassant sa compétence en lui tâtant l’humérus, lui tordit l’humérus
  8. Ce laxatif va vous permettre de continuer à pied, mon cher.
  9. Ici, nous honorons les pots prescrits par le médecin
  10. Le pharmacien, précautionneux, rangeait ses piles de boîtes dans le fond de la fiole

A bientôt… si vous avez des contrepets médicaux, je les mettrai sur le blog… (à suivre)