Archive pour la catégorie ‘es’cale’

Les billets d’humeur de Fred Oberson…

Dimanche 7 novembre 2010

Les billets d’humeur de Fred sentent l’humus de la pensée tant ils sont travaillés avec le soc aigu de la charrue cognitive de l’écrivain engagé dans l’authenticité du terroir qu’il connaît bien. Si ses racines sont helvètes, les feuilles de mots qu’il égrène au fil des jours de nos Alpilles ressemblent à celles de l’oulivié : argentées et amoureuses du mistral qui les fait vivre, tournoyer au soleil et rire sous la pluie. Humeur, humour, humus: défenses bien naturelles devant la vie car même dans la Vallée des Baux, nous avons le droit de contester et de pester contre la tricherie humaine. Fred, l’authentique est un combat. Guy Lesoeurs

Fred OBERSON, Ecrivain des Alpilles et Cerveau Sans Frontière…

  »Je vis en Provence, j’écris sur les Alpilles des billets que je diffuse depuis plus de deux ans sur le Club interactif de Mediapart. Ils ne sont pas passés inaperçus aux promoteurs du Festival des Alpilles qui ont programmé une lecture d’extraits de ces textes à la Bibliothèque d’Eygalières, le vendredi 19 novembre 2010. Cette rencontre est tout à l’honneur de Mediapart qui m’a permis de faire connaître aux lecteurs cette Provence rurale que je décris et que j’aime par dessus tout.  »

Voici le site du Festival des Alpilles :

http://www.festivaldesalpilles.com/

Es’cale II : pari réussi…

Mercredi 7 avril 2010

L’association Cerveaux Sans Frontières  et la Mairie du Paradou ont organisé  ce week end de Pâques la seconde exposition Arts et Lettres dans la Vallée des Baux au Paradou.

Une vingtaine d’artistes régionaux ont présenté leurs œuvres en compagnie d’écrivains qui ont dédicacé leurs ouvrages auprès d’un public ravi, chaleureux et nombreux.

Le public a attribué les prix Es’cale à :

  • Denis Bompard (Le Paradou) pour son tableau en marqueterie « Le Torero » d’inspiration cubiste, un travail esthétique d’une grande finesse,
  • Pilou Priaulet, (Maussane les Alpilles) pour son huile sur toile « Les Tours de Castillon »,  d’excellente facture,
  • Kseniya Krastsova, (Avignon)  qui, avec sa toile hyperréaliste « Envie d’ailleurs », nous a donné envie de décrocher le sac à dos en trompe l’œil et de partir,
  •  Lilit (Julie Tronc) (Tarascon), qui a été distinguée pour sa toile abstraite  « Profondeurs », une approche audacieuse de l’inconscient.

Le Jury a mis en exergue les œuvres de 3 autres artistes pour les prix de la Mairie du Paradou :

  • David Eghigian, (Le Paradou), peintre amateur aux débuts très prometteurs, nous a enchantés avec un «Cheval Camargue » plus vrai que nature.
  • Alys (Alice Barthélemy) (Le Paradou) nous a emportés dans l’univers diaphane et bleuté tout en nuances de son tableau « Rêverie ».
  • Asher (Saint Gilles) a su faire la différence avec sa composition abstraite haute en couleurs « Les Quatre saisons ».

Chaque artiste s’est vu remettre un trophée original, en l’espèce une sculpture en acier réalisée par Rémy Vigne, sculpteur et designer de talent (Raphèle). Le Jury remercie Jean  Jacques Marie  (Maillane) et Nath Chauve-Crepel-Flory (Fontvieille), artistes peintres professionnels dont les œuvres furent très remarquées, d’avoir eu la gentillesse de ne pas concourir tout comme l’ont fait Rémy et Caroline Vigne et Géhel, organisateur, exposant et membre du jury.

La cérémonie de remise des prix fut effectuée par G. Lesoeurs, Président de Cerveaux Sans Frontièreset animateur du Groupe Es’cale  et par Henri Graugnard, Adjoint au Maire du Paradou. Elle fut précédée par la lecture par  Yves Lopez, Président de la Société de Lecture de Maussane, des distinctions littéraires pour les auteurs exposants Robert Aprin, André Bonafos, Michel Bonnefoy, Michèle Lajoux, Antoine Lepinteur, Guy Lesoeurs, Fred Oberson et Antoine Pautus.

Cette exposition du Groupe Es’cale, par sa variété et la qualité des œuvres présentées, par la combinaison harmonieuse des Beaux Arts et de la Littérature a contribué à faire du Paradou, petit village attachant et dynamique de la Vallée des Baux et du Parc Régional des Alpilles, un lieu exceptionnel de rencontre.

D’ores et déjà, le groupe Es’cale prépare l’exposition n° 3 pour la Toussaint du samedi 30 au lundi 1 novembre 2010. La Musique s’associera alors aux Beaux Arts et aux Lettres. De plus, le Salon des Enfants et des Adolescents  attirera petits et grands. Règlement sur le site cerveaux.org

Les exposants doivent s’inscrire dès maintenant par courrier ou par mail auprès de Guy Cerveaux Sans Frontières International c/o Guy Lesoeurs, Chemin des deux bessons, 13520 LE PARADOU  Te l : 06 50 30 09 80/ 04 90 18 24 43. E.mail cerveauxsfi@wanadoo.fr. blog : www.guylesoeurs.com

Le Groupe Es’cale (Espace Socio-culturel Arts et Lettres) a été créé en 2009 par l’association Cerveaux Sans Frontières qui permet à tout public de côtoyer et de pratiquer la créativité. Cerveaux Sans Frontières et Es’cale portent une attention particulière aux jeunes, aux personnes âgées ou malades ainsi qu’aux handicapés, créateurs ou amateurs des  Arts et des Lettres, pour qui la créativité, sous toutes ses formes, est un bienfait de la vie et apporte du mieux-être ainsi qu’à l’Art-thérapie, moyen de développement personnel par l’expression et la création artistique. Il est important de spécifier que Cerveaux Sans Frontières et Es’cale ne sont ni un collectif d’artistes ou d’écrivains, ni un groupe de galeristes ou de marchands d’art.

 GL

Célestine, Artiste-peintre (Le Paradou) (1919-2009)

Jeudi 7 janvier 2010

CELESTINE2

Le vendredi 16 janvier 2010, en l’étude de Maître Holz en Arles, seront vendues aux enchères deux oeuvres de Célestine, artiste-peintre qui a vécu au Paradou jusqu’à sa mort (octobre 2009).

 J’ai connu Célestine très tard, à l’aube de ses quatre vingt dix années. C’était une petite bonne femme charmante et débordante d’énergie à qui il arrivait encore de prendre le pinceau.

Célestine a fréquenté très jeune le cénacle de peintres post-impressionnistes et fauves provençaux dans la lignée de Van Gogh (Dyf, Pommerat, Seyssaud, Chabaud, Richebé et Gibert) au palais de Luppé en Arles. Ce palais est un endroit magique pour une jeune fille de 14 ans. De modèle, elle devient peintre. Le Vicomte de Luppé, célèbre mécène et sculpteur arlésien, apprend à dessiner à Célestine qui, sous la houlette de Dyf et de Pommerat, se révèle une artiste peintre de talent. Elle commence à exposer, vendre ses toiles et même à les exporter. Remarquée par un galeriste américain, elle expédie ses œuvres à New York et au Japon où elles seront appréciées. Après de nombreuses expositions en Provence, à Cannes et à Paris, Célestine vint s’établir en 1981 à Paradou dans ce qui fut alors son cabanon de peintre qu’elle transforma en habitation familiale, en dessous des Tours du Castillon.

A près de 90 ans, Célestine peignait encore. Nous l’avons visitée quelque temps avant sa disparition et elle s’était enthousiasmée pour notre projet d’exposition du groupe Es’cale nous assurant « qu’elle mettrait des toiles au milieu de celles des jeunes afin de leur servir de tremplin».

D’une lumière intense et d’une pâte animée, ses bouquets et ses paysages des Alpilles révèlent une facture vigoureuse et passionnée qui fait de Célestine l’une des figures notables et regrettées de la peinture provençale.

Guy Lesoeurs

« L’acier au coeur, Escale chez Rémy Vigne, the Steeling Heart»

Dimanche 29 novembre 2009

Bar hypermode en acier de Rémy Vigne

Bar hypermoderne en acier de Rémy Vigne

At the end of this article , you will find the text in English

« J’ai fait dire à la matière l’inexprimable » (Brancusi).

Un homme, une matière, du feu voilà comment on pourrait résumer une vie d’artiste.

Rémy Vigne est un jeune et prometteur créateur de mobilier design en acier qui habite Raphèle les Arles entre Camargue et Alpilles. Rémy est passionné par l’acier, le design et l’art contemporain et il expose ses œuvres en France (Marseille, Colmar, Nîmes) en Allemagne ainsi qu’en Tchékie et Slovaquie. Maître du feu, adepte inconditionnel de la forge, il s’épanouit en créant ses œuvres à partir de cette matière complexe et imprévisible qu’est l’acier.

Pour lui, l’inspiration vient en travaillant la matière par les techniques du froissé et du plissé. Chaque œuvre de Rémy est le résultat d’un corps à corps fougueux et fusionnel entre deux âmes authentiques, sincères et sans concession : la sienne et celle de l’acier. A chaque fois, il remet tout en question et s’engage dans un perpétuel défi car il ne peut préjuger des réactions du métal.

Le voici à l’œuvre. L’esprit guide les gestes ; le choc pertinent du marteau et la vigueur mordante du feu révèlent l’âme du fer qui dormait, jusque là inconscient. La matière résiste, crie et s’empourpre de colère avant de consentir à devenir malléable, un court instant. Le moment est précieux car, dans son incandescence et son innocence, le métal se détend, sort de sa gangue, se plisse et se creuse de pleins et de vides qui seront bientôt figés dans une expression pathétique et immuable. C’est alors que le plein résonne et fait écho au vide. La métamorphose alchimique mêle connexions neuronales, sueur, chaleur et fer.

Le métal retrouve sa terre-mère, terra-magma, pour renaître et paraître dans le jardin public, la terrasse ensoleillée ou l’intimité d’un salon.

La sculpture de Rémy est aussi la rage contenue, la souffrance extirpée, la larme arrêtée et figée et l’esthète comblé sent vibrer dans la voile d’acier bien poli et verni l’âme du tourmenteur d’acier.

Le marteau, par le geste frappé au cœur,

Réveille du fer l’antique allégeance,

L’enclume reçoit le rouge intense.

Alternent transe et danse

Sous le rouge désir du sculpteur.

Le sculpteur doit trouver l’équilibre des masses, jouer sur les pleins et les vides, les plis et les froissés et rendre le tout esthétique et expressif. Pour cela, il lui faut sans cesse casser et recommencer. Attendre le moment où l’osmose mental-métal se réalise. C’est pourquoi il lui faut être patient et rester dans le mouvement pour trouver l’accord.

Parmi ses œuvres expressives et osées, nous sommes restés  ébahis devant sa dernière création « bar bare » un bar hypermoderne aux lignes fluides et au dessin vigoureux qui mêle l’esthétique au pratique. A acheter sans modération.  Nous aimons aussi  sa chaise longue et son fauteuil-langue. Nous lui avons acheté « Souffrance » une grande sculpture d’une seule pièce faite d’une tôle froissée très évocatrice.

Un documentaire « Le rêve de Vulcain » (DVD 10’) réalisé par Edouard Leduc de Quadrimage vient d’être consacré à Rémy Vigne.

 Rémy Vigne, sculpteur, créateur de mobilier, ferronnier d’art (Raphèle les Arles)

Contact : Mas Bergeret 13280 Raphèle les Arles. Tel : 06.99.36.17.71 mail vignerem@orange.fr Website  www.passionacierdesign.com.

« Remy Vigne, the Steeling Heart »

A man, a material, the fire … could be the shortest definition of this artist.

Rémy Vigne is a young and a very promising creator of modern design furniture made of steel, who lives in Raphèle les Arles, a small village between Camargue and Alpilles. Rémi loves steel, design, furnitures  and contemporary  art.  He exhibits his pieces of work in France (Marseille, Colmar, Nîmes) and in Germany as well in Slovakia. Master of fire, he likes to work with this complex and unpredictable material that is the steel.

Every Rémy ‘s single piece of art is the result of a passionate struggle between two sincere souls the one of the metal and his spirit.  This is a perpetual challenge because he cannot anticipate how the metal will behave.  

Here Remy is at his forge. His mind drives his gestures : the recurrent shock of the hammer and the incisive  vigour of the fire reveal the soul of the iron which was until this moment sleeping and unconscious. The material resists, cries with flushes of anger before granting to become moldable, for a very short moment. This the time when the metal relaxes, step out from its gangue. We are at the core of plasticity of Remy’s brain and the heartt of steel. This is an alchimic metamorphosis between  neuronal connections, sweat, heat and iron. The metal return to his mother Earth and under fire is reborn and appears in the public garden, the sunny terrace or the intimacy of a lounge.

The sculptor balances the masses, plays with the heights and spaces, in order to meet the aesthetic meaning. For that purpose, he has to stop and go, waiting for the magic moment when the osmosis mental-metal comes true.

Among many wonderful Remy’s art works, we love his last creation  » bar-bare  » a hypermodern bar with very fluid lines (To buy without moderation). We also like its deckchair and its tongue-armchair. We have bought « Suffering » a tall sculpture of a single piece of steel that we placed in our garden in Provence.

A documentary film « Le rêve de Vulcain » (DVD 10’) has been realized on Remy Vigne’s  design work.

Rémy Vigne, sculptor, creator of furnitures in steel, designer(Raphèle les Arles)

Contact : Mas Bergeret 13280 Raphèle les Arles. Tel : 06.99.36.17.71 mail vignerem@orange.fr Website  www.passionacierdesign.com.

by Guy Lesoeurs

Animateur du Groupe Es’cale (Espace Socio Culturel Arts et Lettres)

Cerveaux Sans Frontières International, 13 LE PARADOU

www. guylesoeurs.com