Archive pour la catégorie ‘Temps ouvert’

Jehanne m’a brûler (2)

Dimanche 22 janvier 2012

Jehanne m’a brûler

Psychanalyse (du mythe) de Jehanne d’arc

Chapitre I

Ma Jeanne d’Arc à moi, à 7 ans

Extrait de mon livre Histoire de France. Cours élémentaire de CE 1 et 2 années de H. Flandre et A. Merlier, illustré par P. Rousseau. Librairie GEDALGE. Imprimerie Crété Corbeil-Essonnes, 1955. Livre retrouvé intact chez Pierre Brillard, le libraire-ancien-véto (à lire dans les deux sens !) de Tarascon et acheté aussitôt 5 €. Merci Pierre.

Plutôt que de reprendre l’histoire de Jehanne à la manière de Michelet, Max Gallo ou d’un autre érudit, l’idée m’est venue, pour ce début, de revenir au petit temps de mon jadis ; celui des encriers violets, des pupitres qui claquent et de ma maîtresse d’école, Madame Marx (ben oui !) que j’aimais bien quand elle nous racontait l’histoire bien que j’eusse un faible pour l’Oncle Paul qui dans Spirou nous offrait, sinon le son, du moins les images et les phylactères.

Voici donc l’extrait ; je signale que les expressions soulignées le sont ainsi dans le livre d’école. Le titre du chapitre de la page 26 est :

« La merveilleuse histoire de Jeanne d’Arc

Après Du Guesclin, la France est de nouveau envahie par les Anglais, l’ennemi s’installe à Paris et le roi de France n’est presque plus obéi.

Notre pays paraît perdu, il est sauvé grâce à Jeanne d’Arc. C’est la plus belle des histoires. Jeanne est une petite paysanne d’un village de Lorraine : Domremy. Etant enfant, elle entend autour d’elle les gens parler des malheurs de la France, elle écoute et pleure.  Un jour, elle raconte qu’en se promenant dans le jardin, elle a vu une grande lumière dans le ciel et qu’elle a entendu une voix qui disait : « va voir le roi et chasse les Anglais.- Comment ferais-je, je ne sais ni faire la guerre, ni même monter à cheval.- Va, reprennent les voix, Dieu t’en donne l’ordre. »

Jeanne se décide à aller trouver le seigneur de la petite ville de Vaucouleurs, près de chez elle. Elle lui demande de la mener au roi. Il se moque d’elle : « Renvoyez-la chez son père, avec des gifles. Elle est folle ! » ;%ais jeanne entend toujours ses voix. Deux fois, elle retourne chez le seigneur de Vaucouleurs, qui consent enfin à lui donner un cheval et six soldats pour l’accompagner, à travers un pays plein d’ennemis, jusqu’à Chinon, en Touraine, où est le roi Charles VII.

Jeanne part sauver la France et elle n’est qu’une petite paysanne de dix-sept ans !

Questions .- Où se passe la scène d’après l’image ? –Montrer la maison de Jeanne d’Arc .- pourquoi Jeanne est-elle à genoux, la tête levée ? – Que voit-elle ? Qu’entend-elle ?

Le minot d’environ 7 ans que je suis n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles ! Ainsi, une pâle et frêle jeune fille, comme celles qui vont à la messe et qui ricanent à tout bout de champ, et qui aurait tout aussi bien habiter le village de mes grands parents à Cossaye dans la Nièvre et se trouver dans le pré en bas de leur maison au milieu des pêchers en fleurs, fut choisie par Dieu pour sauver notre pays en guerre. Etonnant, incroyable!

La guerre ! J’en entends parler très souvent à la maison. Elle s’est finie un an avant ma naissance, m’a dit ma grand’mère à qui je demandais si, par hasard, elle avait connu Vercingétorix ! Il faut dire que je fais des bonds fantastiques d’une époque à une autre et que je suis un champion de la contraction du temps.

C’est pourtant clair : les ennemis pour moi, ce sont les Allemands depuis des siècles. J’en ai très peur. Car, je n’ai pas envie qu’ils reviennent, avec leurs casques à pointe, comme des doriphores sur les pommes de terre, pour tuer mes parents et ma grand’mère et ma petite sœur. J’ai 7 ans, l’âge de raison et je fais des cauchemars à ce sujet.

Mais je ne sais pas bien qui sont les Anglais. Alors, j’ai demandé à Mémé qui m’a fait la leçon « Heureusement qu’on les a eus les Anglais et aussi les Américains, sans eux on était fichus ! » …

Ill.de R. Rousseau in H. Flandre & A Mercier

Cadenas d’amour…

Jeudi 24 novembre 2011


Lovelock sur le Pont des Arts

Se promener dans Paris , dans la douceur de cet automne… si tendre et si propice à la poésie du coeur.

Arrêt sur le Pont des Arts et les cadenas d’amour ou lovelocks…

Des cœurs gravés sur l’écorce des arbres, percés de la flèche de Cupidon quoi de plus désuet dans la tradition amoureuse ! Il ya mieux et en tout cas beaucoup plus kitch. Le lovelock ou cadenas d’amour qui fait le tour du monde.

Le nouveau rite amoureux du cadenas (lovelock) est bien parti que ce soit à Moscou, à Paris ou à Rome. Un documentaire (A love Lockumentary) va lui être consacré.

Un simple cadenas gravé ou peint que le couple accroche à un grillage du Pont des Arts pour enfermer et cadenasser sa promesse d’amour éternel. Pourquoi un  pont ? Pour jeter la clé dans le fleuve afin de ne plus revenir sur sa promesse. Il se peut aussi que l’un et l’autre emporte la clé. Jusqu’au jour de la déliaison improbable où l’un des deux protagonistes, le cœur gros, viendra ouvrir le cadenas, se libérer du lien et jeter dans la Seine, le Tibre ou la Moscova le sceau romantique devenu inutile.

Allez, sortez de votre bulle, extériorisez votre amour  ! Allez sur le Pont des Arts qui est ceinturé par les cadenas de chaque côté du parapet. Cadenas simple ou sophistiqué, cadenas de vélo, cadenas à combinaison, Noémie/Jacques juin 2001 etc. Des familles entières se retrouvent en chapelet. Des grappes multiples et multicolores de cadenas comme autant d’arbres métalliques sur le pont Luzhkov à Moscou

Naturellement il ne manque rien pas même les malfaisants, ceux qui en pince-monseigneur et avec d’autres ustensiles coupants viennent  cisailler et détruire ces petites marques innocentes d’amour pur qui ne font de mal à personne…qu’à eux.

Il faut qu’un amour soit ouvert avant d’être fermé dans son univers. Le syndrome du cadenas est un locked syndrome en ce sens qu’il refoule dans l’anneau d’acier la peur du vide, la peur de la perte et du manque et qu’il crée un non-retour enchaînant à la grille du pont la promesse d’amour unique et éternel. Double enchaînement des  coeurs puis du sceau métallique agrippé au pont entre deux rives avec le fleuve du temps qui coule. « Et mes amours, faut-il qu’il m’en souvienne, sous le Pont Mirabeau coule la Seine…

Si par hasard su’l Pont des Arts… les amoureux qui se bécotent sur les banc publics, un pt’it coin de Paradis… merci Georges Brassens pour ta petite fleur bleue, merci Jacques Dutronc (il est cinq heures, Paris s’éveille) qui nous sauve du béton et de l’aride regard des jean foutre qui ne respectent rien, pas même les fleurs mises en hommage à Lady Di au Pont de l’Alma… voir mon ouvrage sur www.teraedre.fr/product.php?id_product=43

A suivre  cra ce n’est pas fini.

Κάθαρσις eλλevikα (catharsis grecque): referendum

Mercredi 2 novembre 2011

Κάθαρσις ou catharsis, terme grec aristotélicien qui signifie purification des passions et des émotions par l’expression dramatique. Freud a utilisé ce concept pour qualifier l’émergence à la conscience d’une pulsion refoulée.
En annonçant la tenue d’un référendum populaire, M. Papandréou provoque le stimulus qui déclenche la catharsis dont les Grecs ont besoin pour exorciser la culpabilité et l’opprobre dont ils sont l’objet. Cet électrochoc leur est aussi bien destiné qu’aux dirigeants européens pour montrer que l’on ne joue pas impunément avec l’amour propre des peuples quels qu’ils soient.
Il y a comme un parfum de supra-topique où le Moi adulte bafoué par le Surmoi pseudo éthique et parental laisse échapper sa pulsion « çalvatrice » (sic).
Coup de poker ou plutôt coup de bluff après le poker menteur aux cartes bizeautées de l’ultra-gominé de M. Berlusconi. Marché de dupes ou prêteurs sur gages avec Etats plus ou moins sans le sou.
Qui prendra conscience en premier ? Le peuple grec qui vivait jusque là dans l’illusion, la mère (amère) Europe qui n’a même pas le pouvoir de se faire respecter par ses enfants un peu cancres alors qu’elle fait tout pour arrondir les angles et s’occuper d’eux ?
Et pendant ce temps-là, les traders en profitent et…. s’évanouissent lLe caillou bleu. Photo GLartises milliards !
Premier billet à consonance politico-psy… cathartique je vous dis !
Guy Lesoeurs

Frasq n°3 au Générateur, la rencontre de la performance

Mercredi 14 septembre 2011
Photo par Sarah Venturi

Photo Sarah Venturi

« Art vivant en perpétuel mouvement et mutation, insaisissable, ne cessant d’évoluer, la performance… »

Ainsi commence la présentation par Anne Dreyfus de la troisième édition de [frasq] au Générateur (Gentilly). Elle ajoute : « une caractéristique [de la performance] reste stable: son incompatibilité à s’intégrer à une système marchand. Cause ou conséquence, la performance reste ainsi un vivier précieux  de nouveaux modèles de pensées et d’actions.  » Organisatrice et animatrice [avec son époux Bernard Bousquet photographe, artiste conceptuel et plasticien] de cette troisième édition prometteuse, Anne Dreyfus (cf sa photo sur otoradio ), vous attend avec plus de trente artistes individuels ou collectifs dans son lieu magique, Le Générateur, ancien cinéma des années 30 du 1 au 30 octobre 2011.

Sarah Venturi, [je crois que c'est elle qui aime se rouler dans la farine], a créé cette sublime photo pour [frasq] : pour moi elle est très évocatrice de la création mais aussi de la transgression. Léda et le cygne, ou bien El condor pas ça!, ou encore le perroquet ou  l’aigle copulateur et bien sûr la sphinge qui gobe l’œuf deep (merci Freud et Lacan papes des mots d’esprit, fumerolles de l’inconscient) , je pourrais continuer à loisir dans l’association d’idées (au nom du père hocquet):  en tout cas l’image interpelle elle est belle et troublante. Un petit dernier pour la route : Per hoc-quieto signo vinces. Par ce signe calme, tu vaincras.

RV au frasq…..allez y de ma part

Guy Lesoeurs

Les billets d’humeur de Fred Oberson…

Dimanche 7 novembre 2010

Les billets d’humeur de Fred sentent l’humus de la pensée tant ils sont travaillés avec le soc aigu de la charrue cognitive de l’écrivain engagé dans l’authenticité du terroir qu’il connaît bien. Si ses racines sont helvètes, les feuilles de mots qu’il égrène au fil des jours de nos Alpilles ressemblent à celles de l’oulivié : argentées et amoureuses du mistral qui les fait vivre, tournoyer au soleil et rire sous la pluie. Humeur, humour, humus: défenses bien naturelles devant la vie car même dans la Vallée des Baux, nous avons le droit de contester et de pester contre la tricherie humaine. Fred, l’authentique est un combat. Guy Lesoeurs

Fred OBERSON, Ecrivain des Alpilles et Cerveau Sans Frontière…

  »Je vis en Provence, j’écris sur les Alpilles des billets que je diffuse depuis plus de deux ans sur le Club interactif de Mediapart. Ils ne sont pas passés inaperçus aux promoteurs du Festival des Alpilles qui ont programmé une lecture d’extraits de ces textes à la Bibliothèque d’Eygalières, le vendredi 19 novembre 2010. Cette rencontre est tout à l’honneur de Mediapart qui m’a permis de faire connaître aux lecteurs cette Provence rurale que je décris et que j’aime par dessus tout.  »

Voici le site du Festival des Alpilles :

http://www.festivaldesalpilles.com/